L’article analyse le phénomène de l’usure dans la Rome républicaine, où les prêts à intérêt, souvent très élevés, constituaient une source majeure d’enrichissement pour les élites. Malgré de nombreuses leges fenebres, l’État n’a jamais mené une politique cohérente de lutte contre l’usure : les interventions restaient ponctuelles, motivées par des crises sociales ou des besoins politiques. Les sanctions sévères, comme la poena quadrupli, avaient une portée essentiellement symbolique. L’endettement chronique des citoyens et l’influence des créanciers puissants empêchaient une répression efficace, si bien que le favor debitoris relevait davantage de concessions politiques que d’une véritable protection du débiteur.
Klíčová slova:
usure ; fenus ; dette publique ; leges fenebres ; République romaine ; édiles ; poena quadrupli ; manus iniectio ; favor debitoris ; économie romaine